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Monday, 24 October 2005

Bettye LaVette : un grand retour pour une grande dame

L'histoire de la vie de Bettye Lavette laisse un goût un peu amer de regrets et de frustration : l'histoire d'une grande, très grande diva de la soul, dont la carrière n'a jamais eu le rayonnement que son talent méritait amplement, au panthéon des Aretha, Ella et autres Tina...

Un petit hit dans les années 60, Let me down easy, et une longue carrière, toujours sur scène, dans des clubs, mais à l'ombre des grands, qu'elle croise de manière éphémère : Otis Redding, James Brown, Cab Calloway, Smokey Robinson...

2005 est néanmoins l'occasion inespérée pour le grand public de réparer cet oubli : Bettye Lavette signe son grand retour, avec l'album I've got my own hell to raise, produit par Joe Henry, à qui on doit déjà le grand comeback de Solomon Burke en 2002, avec l'album Don't give up on me.

Pour cet album, Bettye s'est entourée de femmes, d'horizons disparates, comme Sinead O'Connor, Fiona Apple ou Dolly Parton... que l'on s'attend pourtant peu à retrouver dans le circuit Rhythm'n'Blues/Soul...

Le résultat est une soul plus teintée du blues âpre du Sud que de gospel, d'où il sort une urgence incandescente, Bettye chantant tout à la fois comme si elle devait mourir demain, et comme si c'était la première fois...

Un disque indispensable, qui sera j'espère l'occasion de (re)découvrir l'ensemble de sa discographie...

15:05 Posted in Oldies but goodies | Permalink | Comments (0)

Friday, 14 October 2005

De la bêtise humaine...

Pour une raison assez incompréhensible, tous les blogs hébergés chez BlogSpirit sont restés en rade depuis la nuit dernière, en raison d'une attaque des serveurs... Jusqu'où va se nicher la bêtise humaine, pour avoir envie de nuire gratuitement à toute une communauté, et à un service qui se met en quatre pour régulièrement proposer des améliorations aux bloggers... J'arrête là, c'est trop d'honneur fait aux débiles qui en sont responsables que d'en parler trop longtemps...

22:14 Posted in Blog | Permalink | Comments (11)

Wednesday, 12 October 2005

De l'utilité culturelle des films pour adulte...

pochette ragazza fuori stradaLa BO du film La Ragazza fuori strada, signée Piero Umiliani, premier chapitre d'une trilogie constituée également de Il Corpo, et La Ragazza della pelle di luna, nous plonge dans un mélange moite d'easy listening, de jazz groove, et revendique ouvertement l'influence du Shaft d'Isaac Hayes. La construction harmonique de chaque morceau, ainsi que la sophistication des arrangement sont extrêmement travaillées, avec notamment des changements de tonalités audacieux, qui font de Piero Umiliani, à l'instar de son compatriote Piero Piccioni, une des figures importantes du jazz funk des années 1970.

On est loin cependant de l'énergie brute des B.O. de la blaxploitation, ici tout n'est que lux(ure), calme (lounge) et volupté... en écoutant Umiliani, on comprend où les deux compères de Air vont chercher leur inspiration...

A découvrir en sirotant un Martini (avec modération bien sûr), vautré dans son canapé Verner Panton... Pas de commentaire particulier sur le film lui-même, de Luigi Scattini, jamais vu...

Et vous???

09:00 Posted in From the attic | Permalink | Comments (0)

Tuesday, 11 October 2005

Cree Summer : la Kravitz connection...

Lu sur Le Monde d'Alexis, un article qui déterre une oubliée des années 90 : Cree Summer, dont l'unique album, Street Faërie, fut produit, et en partie écrit et joué par Lenny Kravitz. Pas inoubliable, je préfère nettement l'album que Lenny avait offert à sa douce de l'époque, Vanessa Paradis, mais agréable à écouter, avec des textes intelligents, et des arrangements aux croisements de la soul et du rock...

Pour l'anecdote inutile, Cree Summer est la meilleure amie de Lisa Bonnet, l'ex-femme de Lenny Kravitz...

http://alexis.blogs.com/francais/2005/10/cree_summer_et_....

17:00 Posted in Lost in the 90's | Permalink | Comments (0)

Texas funk... deep down south, baby!

pochette Texas FunkCommençons par un peu d'histoire : dans les années 60-70, en plein dans le combat pour les droits civiques aux Etats-Unis, la jeunesse issue de l'immigration mexicaine se cherche sa propre identité : ils ne sont pas considérés comme de vrais Mexicains par les anciens, mais restent des Latinos pour les américains blancs. C'est ainsi que naît le mouvement Chicano, la "Onda Chicana", également appelé "Chicano Soul", mélange d'influences diverses, comme la musique traditionnelle mexicaine, le funk, la soul, le R'n'B...

Emergeront ainsi des groupes éphémères, comme Latin Breed, Sunny & the Sunliners, ou encore Little Joe y la Familia.

Cette musique sent fort l'alcool et la sueur, comme en témoigne notamment la reprise d'un tube des Isley Brothers, I turn you on, par Latin Breed, encore plus fuuunky que l'original!!!

Le label anglais Jazzman Records a récemment réédité une compilation appelée Texas Funk, Hard Texas Funk 1968-1975, une bonne sélection de ces perles oubliées, souvent sorties uniquement en 45t... A trouver dans toutes les bonnes boucheries...

Evidemment, pour illustrer le propos, quelques extraits, dont le I turn you on, évoqué plus haut :

Latin Breed, I turn you on :

The Majestics, Funky Chicks :

14:55 Posted in From the attic | Permalink | Comments (0)