Monday, 24 October 2005
Bettye LaVette : un grand retour pour une grande dame
L'histoire de la vie de Bettye Lavette laisse un goût un peu amer de regrets et de frustration : l'histoire d'une grande, très grande diva de la soul, dont la carrière n'a jamais eu le rayonnement que son talent méritait amplement, au panthéon des Aretha, Ella et autres Tina...
Un petit hit dans les années 60, Let me down easy, et une longue carrière, toujours sur scène, dans des clubs, mais à l'ombre des grands, qu'elle croise de manière éphémère : Otis Redding, James Brown, Cab Calloway, Smokey Robinson...
2005 est néanmoins l'occasion inespérée pour le grand public de réparer cet oubli : Bettye Lavette signe son grand retour, avec l'album I've got my own hell to raise, produit par Joe Henry, à qui on doit déjà le grand comeback de Solomon Burke en 2002, avec l'album Don't give up on me.
Pour cet album, Bettye s'est entourée de femmes, d'horizons disparates, comme Sinead O'Connor, Fiona Apple ou Dolly Parton... que l'on s'attend pourtant peu à retrouver dans le circuit Rhythm'n'Blues/Soul...
Le résultat est une soul plus teintée du blues âpre du Sud que de gospel, d'où il sort une urgence incandescente, Bettye chantant tout à la fois comme si elle devait mourir demain, et comme si c'était la première fois...
Un disque indispensable, qui sera j'espère l'occasion de (re)découvrir l'ensemble de sa discographie...
15:05 Posted in Oldies but goodies | Permalink | Comments (0)


